Deux ateliers de formation sur la préparation et réponse face aux tsunamis ont eu lieu à Saint-Domingue et Las Terrenas en République Dominicaine en Juillet 2014, du 14 au 15 et du 17 au 18 respectivement. Les ateliers ont été organisés par la Fondation mondiale pour la démocratie et le développement (FUNGLODE), à travers son Centre pour la sécurité et la défense, ainsi que par les municipalités du District national et de Las Terrenas. Plus de 250 participants à savoir, d'associations de quartier, les pompiers, la protection civile, la police, la Croix-Rouge, les écoles, les gouvernements locaux, les organisations confessionnelles, les associations de l'hôtel et du secteur privé ont bénéficié des conférences et des exercices. L'objectif était d'encourager la mise en place de mesures de prévention à travers l'éducation, de définir les procédures et favoriser une culture de la prévention des catastrophes en responsabilisant les institutions locales et les quartiers, ce que donne comme résultat la protection de la vie, des biens et des moyens de subsistance en cas de tsunami.

La formation comprenait des présentations et trois exercices pratiques sur la cartographie d'évacuation tsunami, les Procédures opérationnelles normales des organisations et de la communauté ainsi qu’un exercice de table de scénarios sud et nord en cas de tremblement de terre / tsunami en République Dominicaine. L'atelier a été menée par une équipe de 8 formateurs de Puerto Rico et la République Dominicaine, l'Organisation météorologique nationale, le Centre des opérations d'urgence, la Protection civile, la Commission nationale d'urgence, Global Matrix Engineering, le Réseau sismique de Porto Rico, le Programme d'alerte aux tsunamis dans les Caraïbes (NWS / NOAA) avec le soutien de l'Association des médias dominicains et de la COI / UNESCO. C'était la troisième fois que FUNGLODE a accueilli cette formation en République dominicaine depuis 2012.
Un atelier régional de formation sur les Procédures opérationnelles normales (SOP par son acronyme en anglais) l'alerte et de réponse d'urgence face aux tsunamis pour les pays du Nord et de l'Ouest de l'océan Indien s'est tenue à Hyderabad, en Inde, 23-26 Juin 2014, accueillie par le Gouvernement de l'Inde à travers son Centre national indien pour les services d'information océanographiques (INCOIS ). L'atelier a réuni 30 participants de 11 pays, à savoir: les Comores, l'Inde, République islamique d'Iran, le Kenya, Madagascar, Maldives, Maurice, Mozambique, Seychelles, Tanzanie et le Yémen. L'atelier a été menée par une équipe de 10 formateurs de l'Australie, l'Inde, l'Indonésie, Etats-Unis, l'Union de radiodiffusion Asie-Pacifique, l'Unité d'information sur les Tsunamis et de réduction des risques de catastrophes de l'UNESCO, Jakarta, et la COI de l'UNESCO.

Les participants représentaient des Centres nationaux d'alerte aux tsunamis (NTWCs), les organisations de gestion des catastrophes (DMOs) et des organisations de médias nationaux. Le programme de l'atelier comprenait des séances de cours, travaux de groupe de discussion et une visite du site du Centre national d’alertes aux tsunamis de l’Inde et Prestataire régional de services relatifs aux tsunamis (RTSP) pour IOTWS, l’INCOIS. Les conférences et les documents de formation ont été basés sur les manuels et les modèles développés par la COI de l'UNESCO en collaboration avec le Centre international d'information sur les tsunamis (ITIC) de la NOAA depuis 2008.
Les objectifs principaux de l'atelier étaient les suivants: comprendre les services et produits RTSP; comprendre l'impact des produits RTSP sur les SOP des NTWCs; identifier les lacunes et les défis potentiels possibles pour les SOP de la chaîne d’alerte au niveau national; de familiariser les médias électroniques avec le service RTSP et développer / adapter les SOP pour l'interface avec les médias; et pour se préparer à l'exercice IOWave14, qui aura lieu les 9 et 10 Septembre 2014.
L'exercice de simulation de la dernière journée de l'atelier a donné aux participants l'occasion de mettre en pratique ce qu'ils avaient appris. L'évaluation de l'exercice a pris la forme d'une conférence de presse simulée, avec des représentants NTWC et DMO face aux questions des médias et des observateurs de l’exercice.
L'atelier a été suivi le 27 Juin par des réunions intersessions du Groupe de travail IOTWS 2 sur la Détection, l'alerte et la diffusion de Tsunami, et du Groupe de travail 3 sur la sensibilisation et la réponse aux tsunamis et de l'équipe de travail pour l'exercice IOWave14.
Le financement du voyage et séjour des participants a été fourni par des fonds du compte spécial de la COI versés par le gouvernement de l'Australie, avec un financement de soutien local fourni par le Gouvernement de l'Inde.
L'évaluation des aléas côtiers, de la vulnérabilité et des risques pour la côte d'Oman, réalisée par l'Institut Hydraulique de l’environnement de l'Université de Cantabrie (IHC) couvre deux résolutions différentes: 1) l'évaluation globale des risques le long de la côte d'Oman. 2) l'évaluation du risque détaillé pour 9 villes (Sohar, Wudam, Sawadi, Mascate, Quriyat, Sur, Masirah, Al Duqm, et Salalah).

L'objectif principal est le développement du Système d'évaluation des risques multi-menaces (MHRAS) répondant à DEUX risques spécifiques: les tsunamis et les ondes de tempête. Le MHRAS fournira:
1. La base de données des scénarios pour alimenter le système d'alerte précoce multi-menace que le gouvernement d'Oman met actuellement en œuvre soutenu par la COI-UNESCO pour la protection de la population et des biens lors d'un événement.
2. Des cartes de danger, vulnérabilité et risque de tsunami et des ondes de tempête, les outils de base pour élaborer une planification sûre pour le territoire et la gestion du littoral; y compris un atlas des mesures d'atténuation des risques.
Outre la plateforme MHRAS, le travail effectué par IHC comprend deux composants additionnels, le premier d'entre eux étant le développement d'un ensemble d'outils de prévision saisonnier et de court terme pour le climat maritime régulier et les cyclones tropicaux. Le transfert de technologies est un autre élément important du projet. Afin de former plusieurs membres du service météorologique d'Oman dans les modèles numériques et les méthodes de travail développées par IHC, l’évaluation de la menace, la vulnérabilité et les risques, un ensemble d'ateliers ont été inclus dans le cadre du projet.
Les îles Vierges américaines ont été désignées « TsunamiReady » par le Département du commerce des États-Unis, la National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA. "Nous avons travaillé dur et longtemps pour cette reconnaissance et suite à nos efforts, le territoire est mieux préparé pour sauver des vies de l'assaut des tsunamis grâce à notre planification approfondie, l'éducation et la sensibilisation du public. Ce n'est pas une question de si, mais une question de quand ", a déclaré le gouverneur de Jongh lors de la cérémonie de reconnaissance qui a eu lieu lors de la neuvième session du Groupe intergouvernemental de coordination du Système d'alerte aux tsunamis et autres risques côtiers dans la mer des Caraïbes et les régions adjacentes (GIC/CARIBE-EWS).
Le GIC / CARIBE-EWS-IX a eu lieu à St-Thomas, Îles Vierges américaines, du 13 au 15 mai, 2014, accueilli par l’agence de Gestion des urgences territoriales des îles Vierges (VITEMA). La réunion a été suivie par 56 participants de 15 pays et territoires des Caraïbes ainsi que 5 organisations: le Centre d'information sur les tsunamis dans les Caraïbes (CTIC), Science Applications International Corporation (SACI), Réseau sismique de Puerto Rico (PRSN), UNAVCO, Inc., et le Centre de recherche sismique de l'Université et des indes occidentales (SRC).
TsunamiReady est accordée par la NOAA une fois certaines conditions remplies: comme l'établissement d'un centre d’opérations d'urgence et un point d’alerte de 24 heures pour recevoir des informations d'alerte aux tsunamis.
Les pays représentés à la conférence comprenaient Barbade, la Colombie, Curaçao, la République dominicaine, la France, Haïti, le Mexique, les Pays-Bas, Panama, Trinité-et-Tobago, Sainte-Lucie, Saint-Martin, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Venezuela.
Le rassemblement a noté les réalisations en 2013-2014, y compris le lancement du Centre d'information sur les tsunamis dans les Caraïbes (CTIC), établie à la Barbade; le succès de l’exercise WAVE CARIBE 2014, le 26 Mars 2014, avec 47 des 48 États membres et territoires participants et près de 200.000 signataires. Il a également noté l’augmentation du nombre de communautés recevant la reconnaissance TsunamiReady dans la région.
Les participants ont demandé aux Etats membres des contributions envers le Centre d'information sur les tsunamis dans les Caraïbes (CTIC) pour lui permettre de jouer pleinement son rôle, en tant qu’instrument clé pour la sensibilisation et la préparation aux tsunamis dans la région des Caraïbes.
La Direction générale de la météorologie et de navigation aérienne / Autorité publique pour l'aviation civile d'Oman (DGMAN / PACA), en collaboration avec la COI de l'UNESCO a tenu le deuxième atelier de SOP Juin 8-9 2014. Le second Atelier de Procédure opérationnelles normales (SOP par son acronyme en anglais) a réuni 43 participants de différents responsables gouvernementales impliqués dans le système national d'alertes multirisques (NMHEWS) que le Sultanat d' Oman développe. Le deuxième atelier de SOP a été officiellement inauguré sous les auspices de M. Abdul Rahim al Harmi, le président du Comité national de pilotage du NMHEWS et le contact national tsunami du Groupe intergouvernemental de coordination du Système d'alerte aux tsunamis et de mitigation dans l'océan Indien (GIC/IOTWS), pour le Sultanat d'Oman.
Le premier jour de l'atelier, le Dr. Juma al Maskari ; Sous-Directeur général de la météorologie de la PACA et le président du Comité technique de NMHEWS, a résumé, dans son discours d'ouverture, les résultats du premier atelier de SOP en Octobre 2013. Il a informé que la phase 1 du développement de NMHEWS en est au stade final, et l'inauguration du système est prévue en Mars 2015, suivi par une conférence internationale sur les tsunamis et la dixième réunion du GIC/IOTWS. Les représentants de la DGMAN ont présenté les progrès du développement des NMHEWS, le plan d'action, et l'état de l'élaboration des SOP. Le chef du secrétariat du GIC/IOTWS, Mr. Tony Elliott a présenté le Système d'alerte et d'atténuation aux tsunamis dans l'océan Indien (IOTWS) ainsi que les Prestataires régionaux de services relatifs aux tsunamis (RTSPS par son acronyme en anglais). Il a aussi présenté sur les SOP pour les Centres d'alerte aux tsunamis. Le chef du Centre d'information sur les tsunamis de l'océan Indien (IOTIC), M. Ardito Kodijat, a fait une présentation sur les services fournis par IOTIC. Le deuxième jour de l'atelier, Ardito Kodijat a fait un exposé sur la préparation communautaire en mettant l'accent sur la planification de l'évacuation. Les Principes de l'alerte rapide intégrée face aux tsunamis et les outils d'aide à la décision pour l'alerte aux tsunamis (en anglais, les « Decision Support Tools ») ont été présentés par le coordonnateur de la COI de l'UNESCO pour le projet NMHEWS, le Dr Fauzi.
Durant la deuxième partie de la 2e journée, les participants ont été divisés en 7 groupes, afin de faire des exercices sur le développement des SOP pour l'intervention d'urgence en cas de tsunami en utilisant les outils de modèle de ligne de temps. Chaque groupe a ensuite été invité à présenter leurs SOP aux autres groups.
A la clôture de l'atelier, les participants ont convenu de continuer à travailler sur leurs Procédure opérationnelles normales et de préparer leur intégration dans l'objectif national de réduction du risque de tsunami, surtout compte tenu du calendrier d'achèvement de MNMHEWS courant Mars 2015.

La côte indonésienne, entre Banda Aceh et Meulaboh, au lendemain du tremblement de terre et du tsunami du 26 décembre 2004. Photo Evan Schneider © UN Photo
L’UNESCO aide les États membres à renforcer leur capacité d’évaluation du risque de tsunami, à mettre en œuvre des systèmes d’alerte rapide aux tsunamis et à mieux préparer les populations exposées. Elle travaille étroitement avec les organismes nationaux et favorise la coopération
interorganismes et régionale. Des centres régionaux spécialisés fournissent une information relative aux tsunamis, laquelle, assortie d’une analyse nationale, constitue la base des alertes publiques. En outre, l’UNESCO encourage des démarches fondées sur les populations, à la base, par le biais de l’élaboration de plans d’intervention et de campagnes de sensibilisation qui impliquent fortement les établissements éducatifs et l’utilisateur final.